A ce sujet, le doyen de la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université Djilali-Liabès de Sidi Bel-Abbes, le professeur Tayeb Brahim Ouis, a affirmé que la récupération des fonds détournés représente “un acquis stratégique pour l’Etat algérien, car elle reflète une activation réelle des mécanismes de la justice internationale et renforce le principe de l’Etat de droit”.
Il a ajouté que cette démarche “ne revêt pas seulement une dimension financière, mais traduit également une volonté politique claire de lutter contre la corruption et contribue à consolider la confiance entre le citoyen et les institutions de l’Etat”.
Il a également souligné que les progrès réalisés dans ce dossier illustrent “l’importance de la coordination entre les appareils judiciaire et diplomatique, notamment face à la complexité des procédures juridiques internationales”, ajoutant que “la poursuite de ces efforts nécessite l’élargissement de la coopération internationale et l’intensification de la pression juridique sur les pays qui n’ont pas encore répondu, ainsi que le renforcement du système juridique national conformément aux normes internationales de lutte contre la corruption et de récupération des avoirs”.
Dans le même contexte, le professeur d’économie à l’Université d’Oran 2, Hakimi Bouhafs a salué cette “démarche audacieuse”, estimant que l’annonce de la récupération par l’Algérie de plus de 110 millions de dollars de fonds détournés et transférés illicitement à l’étranger constitue “un acquis important” susceptible d’ouvrir de “nouvelles perspectives d’investissement, au bénéfice du Trésor public et des citoyens”.
Le professeur Bouhafs a rappelé que la récupération des fonds détournés, qu’il s’agisse de comptes gelés à l’étranger ou d’entreprises liquidées sur décision de justice, a toujours figuré parmi les engagements du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
De son côté, le professeur d’économie et de développement à l’Université Mustapha-Stambouli de Mascara, le Dr Mohamed Kermas, a indiqué que cette mesure “reflète la bonne gouvernance et la concrétisation du principe de confiance entre l’Etat et le citoyen, consacré par le Président de la République dans ses engagements de récupération des fonds détournés”.
Il a ajouté que les fonds récupérés “profiteront à l’économie nationale à travers leur exploitation dans les budgets complémentaires destinés principalement au développement local, ainsi qu’au soutien de plusieurs secteurs vitaux”. aps