Beldjoud instruit les walis et les chefs de daïras

L’Etat a consacré une enveloppe de plus de 184 milliards de dinars à la réalisation de 12 489 projets de développement sur près de 33 000 projets destinés aux zones d’ombre au niveau national.

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, a présidé, lundi soir à Alger, une réunion avec les walis et walis délégués, dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la prise en charge du dossier du développement local en vue de pallier les lacunes enregistrées en matière de développement dans les zones d’ombre, indique un communiqué du ministère. Cette rencontre « s’inscrit en droite ligne d’une série de réunions périodiques pour le suivi de la mise en œuvre des instructions du président de la République données lors de la première Réunion Gouvernement-walis en février 2020 et qui ont été confirmées à l’occasion de la réunion d’évaluation qu’il avait présidée en août dernier, concernant la prise en charge du dossier du développement local pour pallier les lacunes enregistrées en matière de développement dans les zones d’ombre », indique M. Beldjoud. La réunion a vu, à l’entame des travaux, la présentation d’un exposé sur l’état d’avancement des projets de développement tracés au profit des zones d’ombre à travers les différentes wilayas du pays. Selon un communiqué « le ministre a réitéré l’impératif respect des délais prévus concernant la mise en œuvre des projets enregistrés ». Plaidant pour la poursuite de la prise en charge urgente des préoccupations prioritaires des citoyens, notamment celles ayant trait à leurs conditions de vie en pleine saison hivernale, à l’instar du raccordement au réseau de gaz naturel, à l’alimentation en eau potable, à l’assainissement et aux déplacements faciles des citoyens conformément aux engagements du président de la République, le ministre a rappelé les instructions relatives à l’impératif recours aux solutions alternatives urgentes, si nécessaire, afin d’alléger le fardeau des conditions climatiques au profit de la population de ces régions. Concernant les conditions de scolarisation des élèves, M. Beldjoud a mis l’accent de nouveau sur «la priorité capitale de ce dossier, notamment en ce qui concerne le transport, la restauration et le chauffage », insistant sur «la mobilisation de toutes les ressources humaines et matérielles à leur profit, notamment au niveau des zones enclavées et montagneuses. Il s’est également enquis du niveau de progrès enregistré dans l’application des instructions données précédemment concernant les repas chauds, le transport et le chauffage. Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, la réunion « tenue par visio-conférence, a procédé à une évaluation de l’application des mesures préventives prévues pour maîtriser la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19). La réunion a également permis de consolider la coordination centrale/locale concernant l’élaboration du plan logistique nécessaire pour transporter, stocker et distribuer le vaccin, sur lequel travaille le ministère de l’Intérieur, conformément à ce qui a été décidé par le Premier ministre. Il faut noter que le dossier du développement des zones d’ombre à travers le territoire national arrive en tête des priorités inscrites dans le programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui n’a eu de cesse d’affirmer depuis son investiture à la magistrature suprême du pays que l’édification de l’Algérie nouvelle « ne saurait se concrétiser sans la promotion de ces zones et la prise en charge de leurs populations ». Ainsi, le président Tebboune avait ordonné, en février dernier, la réalisation d’un recensement global des zones d’ombre, partant de sa conviction qu’on ne saurait parler de nouvelle Algérie sans le développement de ces régions. En effet, le président de la République a estimé que la situation prévalant dans certaines régions du pays était « inacceptable » au regard de « tous les moyens dont nous disposons pour y remédier », exhortant les responsables locaux à « prendre en charge les catégories vulnérables et à en faire une priorité ».

12 489 projets de développement

Dans cette optique, l’Etat s’emploie à mettre en œuvre nombre de projets dans un court délai et à aplanir les difficultés sur lesquelles butent les efforts de développement en vue d’améliorer les conditions de vie des populations de ces régions, notamment en termes de raccordement aux réseaux d’AEP et d’assainissement, de réalisation de routes rurales, de salles de soins et d’écoles primaires et de soutien à l’habitat rural. Selon les chiffres dévoilés récemment par le conseiller du Président de la République chargé des zones d’ombre, Brahim Merrad, l’Etat a consacré une enveloppe de plus de 184 milliards de dinars à la réalisation de 12 489 projets de développement sur près de 33 000 projets destinés aux zones d’ombre au niveau national. Il a également fait état de l’ouverture d’ateliers pour la refonte de la fiscalité locale, permettant aux communes d’avoir de la ressource financière. Ses sorties sur terrain effectuées dans les différentes régions du pays tout au long de ces derniers mois ont permis de recenser plus de 15 000 zones d’ombre avec une population de près de 8 millions d’habitants. De surcroit, plus de 50% des projets de développement orientés vers ces zones devront être réalisés d’ici la fin de l’année en cours, pour faire de l’an « 2021 une année des zones d’ombre par excellence ». Soulignant que l’Etat n’a pas consacré un Fonds au développement des zones d’ombre, M. Merrad a fait savoir que ces projets avaient été financés à partir de ressources disponibles dans le cadre des budgets des wilayas en sus de la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales et autres. « Des fonds qui n’avaient pas été convenablement répartis pour la réalisation des projets socio-économiques programmés en faveur des zones d’ombre », a-t-il ajouté. Le budget du ministère de l’Intérieur comprend, au titre de la loi de Finances 2021, une enveloppe de 100 milliards de dinars pour les Plans communaux de développement (PCD), dont 50 milliards de dinars serviront à la couverture des besoins des projets des zones d’ombre, qui bénéficieront d’autres enveloppes que devront consacrer les secteurs socioéconomiques. Concernant l’état d’avancement des projets financés au profit de différentes zones d’ombre dans le cadre du programme du gouvernement, 5 171 projets (41%) ont été achevés avec un montant de près de 55 milliards de dinars, 4 309 projets (35%) sont en cours de réalisation et 3 010 devraient être lancés, depuis la décision prise par le Président Tebboune en février dernier concernant les zones d’ombre. Ces projets ont permis d’insuffler une véritable dynamique de développement dans les zones d’ombre à travers le pays, jamais connue auparavant. Une dynamique ayant pour seul objectif d’assurer une vie décente aux citoyens et garantir une répartition équitable des richesses du pays entre les différentes régions du pays. Marginalisées des décennies durant, ces zones vivent désormais au rythme d’une révolution du développement avec un modeste coût financier, dans un laps de temps relativement court et avec un impact efficace et direct sur les habitants.

Nadine Oumakhlouf

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