des réformes inclusives pour une communication “crédible” et “responsable”
Des réformes “inclusives” visant une révision
globale et participative des textes législatifs et réglementaires du
secteur de la communication ont été entamées pour répondre aux ambitions du
citoyen en terme de communication “crédible, libre et responsable”, a
indiqué samedi le ministère de la Communication dans son bilan d’activités
de l’exercice 2020.
En adéquation avec les 54 engagements électoraux du président de la
République pour une “presse libre, plurielle, indépendante et respectueuse
des règles de professionnalisme, de l’éthique et de la déontologie”, le
ministère de la Communication a engagé des réformes qui concerne “la
régulation des médias électroniques et de la publicité”. Des initiatives
qui visent à mettre fin aux “tentatives de fragmentation de la société
algérienne”, notamment à travers l’utilisation des réseaux sociaux,
souligne la même source.
Parmi les actions réalisées en 2020, un décret exécutif a vu le jour
fixant les modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne et la
diffusion de mises au point ou rectifications sur le site électronique. Ce
décret qui donne une assise juridique aux médias électroniques, et qui
était attendu par les patrons qui souhaitent obtenir la reconnaissance de
leur service d’information en ligne, exige de ces derniers le dépôt d’une
déclaration préalable auprès des autorités habilitées, selon le ministère
qui ajoute que l’activité d’information en ligne “doit d’être exclusivement
domiciliée, physiquement et logiquement en Algérie, avec une extension du
nom de domaine +dz+”.
Un autre décret exécutif concernant l’établissement public de
télédiffusion (TDA) a été modifié en 2020, permettant de “conclure, après
accord du ministre la Communication, tout contrat commercial à titre
onéreux pour la diffusion directe par satellite des programmes de chaines
audiovisuelles dont les régies finales de diffusion sont établies en dehors
du territoire national”. “La modification de ce décret est liée au
lancement du satellite ALCOMSAT-1 de l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL)
car la diffusion des chaines étrangères par le satellite ALCOMSAT-1,
nécessite un cadre juridique approprié”, ajoute le bilan.
Pour ce qui est de la commission chargée de délivrer la carte nationale de
journaliste professionnel, le ministère a affirmé avoir “engagé la
procédure prévoyant la modification de ce décret afin de mettre en place la
commission permanente chargée de délivrer la carte nationale du journaliste
professionnel et ce, par l’organisation d’élections permettant d’élire les
journalistes et les directeurs des médias devant siéger au sein de cette
commission”.
Le ministère de la Communication a également lancé un appel à candidature
“pour l’octroi d’autorisations de création de service de diffusion
télévisuelle thématique”. Ce projet d’arrêté “précisera le nombre de
services de diffusion télévisuelle thématiques, les capacités et les
spécifications techniques de diffusion. Il définit, également, les
documents à fournir pour la candidature”, note la même source, soulignant
que cet appel à candidature concerne l’attribution d’autorisations à 24
chaînes de télévision thématiques sur le satellite Alcom sat-1. Un nombre
qui est amené à être revu à la hausse, compte tenu de la disponibilité des
infrastructures techniques de diffusion, est-il souligné.
Pour le secteur de la publicité, le ministère de la Communication a initié
un avant-projet de loi afin d’organiser les activités y afférentes et de
fixer les règles relatives à son exercice. En sus, le secteur a également
initié un avant-projet de loi relative au sondage, qui est en cours de
finalisation.
Trois nouvelles chaines dédiées à la famille, à la promotion du savoir et
à l’histoire, à savoir (TV6, TV7 “El Maarifa” et TV8 ” ADHAKIRA”), ont
enrichi le paysage médiatique audiovisuel en 2020.
Le ministère a aussi lancé le déploiement de la radio numérique terrestre
(RNT) qui doit prendre en charge les futures chaînes radios autorisées.
Cette technologie numérique a comme avantage la diffusion d’un très grand
nombre de chaînes (9 à 18 radios par fréquence) comparativement à la FM
avec une meilleure qualité d’écoute et des services à valeur ajoutée
(insertion d’image, info trafic, etc. ), selon le bilan du ministère de la
Communication.
La lutte contre la pandémie de la Covid-19 qui a marqué l’année 2020, a,
par ailleurs, mis les organes et entreprises de presse sur le pied de
guerre, dès mars 2020, pour accompagner les efforts des hautes autorités du
pays dans leur lutte contre la propagation de ce virus à travers notamment,
la sensibilisation, la médiatisation et la prévention.
Face à cette situation, le ministère de la Communication a mis à
contribution l’ensemble de ses structures, établissements et entreprises
afin d’assurer une communication pérenne et accessible qui vise à informer
le citoyen en temps réel de la situation relative à la pandémie de et à
parer à la désinformation et au discours jugé “alarmiste” véhiculé par
certains médias.
Un plan de communication institutionnelle basée notamment sur la
couverture médiatique du point de presse quotidien en relation avec le
Covid-19 a été également mis en œuvre avec l’élaboration d’une liste des
personnes qualifiées et habilitées à intervenir à travers les médias, tous
supports confondus.
A.Z