réception de 19.000 lits pour les cités universitaires fin juin à Alger et Blida (ministre)
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a annoncé, mardi à Blida, la
réception de 19.000 nouveaux lits en cours de réalisation au profit des
cités universitaires d’Alger et Blida vers la fin juin.
Dans une déclaration à la presse en marge de sa visite d’inspection à
Blida, le ministre a annoncé la réception vers la fin juin de près de
19.000 lits à Sidi Abdellah- Alger (11.000 lits) et El Afroune-Blida (8.000
lits), relevant que la réception des lits au niveau de ces cités
universitaires devra permettre de fermer les cités dégradées qui
bénéficieront d’opération de réhabilitation pour une future exploitation.
“Cette mesure s’inscrit dans le cadre des mesures prises à court terme par
la tutelle pour prendre en charge les préoccupation des étudiants en vue
d’assurer un meilleur cadre de vie aux étudiants”, a précisé le ministre
citant la formation des intervenants des cités universitaires sur la
préservation des situations des ces structures dont la création de prix
dédiés aux meilleures cités universitaires aux différents niveaux.
Conformément aux orientations du Président de la République, le système
des œuvres universitaires fait l’objet d’une réforme e vue d’améliorer les
conditions d’hébergement, de restauration, de transport et de bourses, a
souligné M. Benziane ajoutant qu’à “court terme, la gestion des services
offerts aux étudiants sera améliorée tandis qu’à long terme il sera procédé
à des mesures profondes de réforme du système des œuvres universitaires”,
a-t-il expliqué.
Le système des œuvres universitaires n’a fait l’objet d’aucune véritable
réforme profonde depuis l’indépendance ce qui a contribué à l’accumulation
des problèmes et crises en termes de gestion, mais aussi de la situation
des cités universitaires”, a fait observer le ministre.
Par ailleurs, le ministre a révélé dans une allocution prononcée devant
les étudiants de l’Ecole supérieure d’hydraulique, que parmi les priorités
du secteur actuellement figure, l’élaboration de la mouture finale de la
loi d’orientation de l’enseignement supérieur, qui a été réalisée sur la
base de nombreuses évaluations et à différents niveaux afin de connaître
les dysfonctionnements, que ce soit au niveau du système
licence-master-doctorat (LMD), ou au niveau pédagogique, administratif et
de gestion, qui a fait l’objet d’une large participation et concertation
dans le but de lever tous les dysfonctionnements observés et rendre le
système national d’enseignement supérieur plus cohérent et mieux adapté aux
développements de l’enseignement supérieur dans le monde.
“Cela ne saurait intervenir qu’à travers la modernisation des mécanismes
de gouvernance des universités, et la concrétisation du projet d’entreprise
en tant qu’outil de gestion tourné vers l’avenir, outre la création d’une
agence pour assurer la qualité et l’accréditation académique, la promotion
des libertés académiques, l’indépendance scientifique, et l’ouverture de
l’Université à ses environnement interne et externe”, a déclaré le
ministre.
Pour cela, le ministre estime qu’il est nécessaire de “passer à un autre
type de gouvernance universitaire qui mette fin à la dépendance totale à
l’aide de l’Etat en recourant à de nouveaux mécanismes de financement
innovants tels que la fourniture de services et la création
sous-entreprises à même de fournir des ressources de financements privés et
renforcer l’indépendance de l’institution”.
Il convient de noter qu’au cours de cette réunion, plusieurs
préoccupations et problèmes ont été soulevés par les étudiants, des
professeurs et des professionnels du secteur, dont les plus importants
étaient la détérioration des prestations dans les résidences universitaires
et l’insécurité.
Dans ce contexte, le ministre a recommandé aux directeurs d’établissements
universitaires d’améliorer la qualité des prestations liées à la
restauration et au transport et pour veiller à l’hygiène et offrir un bon
cadre de vie dans les cités universitaires.
Ils ont appelé, en outre, à l’impératif d’effectuer des visites
d’inspection de manière périodique et de veiller à l’intensification des
commissions d’enquête et d’inspection au niveau des résidences
universitaires.
Répondant à une question d’un étudiant sur “l’annulation de l’inscription
à un second diplôme de licence”, le ministre a fait savoir que cette loi
remontait à 1971 et non pas à 2020, soulignant que la priorité dans
l’inscription est accordé aux nouveaux bacheliers et qu’il s’agit de la
disponibilité des structures pédagogiques pour contenir tous les étudiants.
Le nombre des nouveaux bacheliers s’élève à 280.000 bacheliers
annuellement, a-t-il précisé.
Le ministre a affirmé qu’une demande a été adressée aux présidents et
directeurs des établissements universitaires afin d’effectuer un
recensement de leurs capacités pédagogiques, relevant l’ouverture de
spécialités dans ce domaine selon la disponibilité”.
Lors de sa visite, le ministre a procédé à l’inauguration de nombre de
structures pédagogiques, de recherche et de services, notamment un centre
d’enseignement intensif des langues étrangères (CEIL) à l’université Ali
Lounici (El Affroun), une salle de conférence, un restaurant et une
résidence universitaires d’une capacité de 2000 lits, outre le lancement
d’un projet de réalisation de 1.500 sièges pédagogiques.
A l’université Saad Dahlab (Soumaa), le ministre a inauguré une plateforme
biotechnologique de la reproduction animalière, un complexe sportif et une
résidence universitaire (1.000 lits), outre un pavillon comportant nombre
de laboratoires de recherche scientifique à l’Ecole nationale supérieure
d’Hydraulique (ENSH).
MALIKA.Z